Whaou ! Ca faisait longtemps...

Whaou ! Ca faisait longtemps...
Héhé ! Ca faisait longtemps que j'avais pas fait un article ici ! Mais quelle suprise de se connecter et de voir : *tadam -roulements de tambours-* 115 visites ce mois-ci !!!!!!

Donc, voilà, marchi boucoup à tous, une nouvelle fois n'hésitez pas à lâcher vos commentaires, et n'hésitez pas non plus à vous éclater pour les fêtes, à profiter de la vie à fond, et surtout à prendre du bon temps pour trancher avec des semaines de cours TOUJOURS trop longues !

Donc voilà, pleins de bonheur !
# Posté le jeudi 28 décembre 2006 08:45

FaNfIc DnAnGeL -chapitre I-

Dark se frotta les mains. Il était arrivé sur l'aile Nord du toit du mausolée sans problème. Aucune trace de Hiwatari. Il eut un sourire vainqueur et brandit sa corde hors de son sac. Il exécuta quelques noeuds habiles et bloqua sa corde dans le crochet des réparateurs. Il tira dessus d'un coup sec pour tester sa résistance et se repencha sur son sac. Il en sortit du matériel électronique et effectua quelques branchements entre son mini-ordinateur et les sorties d'alarmes. Le voleur tapa quelques codes sur son clavier, le sourire mesquin toujours pendu aux lèvres. Il passa l'index sur la tête de With et débrancha les câbles. L'animal émit un son proche du ronflement et planta ses petites dents dans le raccordement de diodes des alarmes. Celles-ci éclatèrent d'un coup, plongeant le toit dans une obscurité totale. Dark leva le pouce à son animal et lui adressa un clin d'oeil. Il attrappa son pied-de-biche miniature et décela le vitrail. Il fit tomber sa corde dans le trou et bloqua la fenêtre avec l'outil.

"With, tu m'attend là. J'en ai pas pour long. Quand je reviens, je veux les ailes de Dark, OK ? Si j'ai besoin des ailes dans le mausolée je t'appelle en sifflant, comme d'hab. Entre nous, ça m'étonnerait que ces crétins de flics aient réussi à mettre un système de sécurité sans endommager le site. Huhu."

Le voleur pouffa silencieusement et se laissa glisser le long de la corde. Il posa un pied par terre, puis un deuxième, et jetta un regard circulaire à la pièce. Visiblement, il n'y avait personne. Juste un tas de tissu cotre un des murs de la pièce. Dark rejetta ses cheveux violets en arrière et sourit. Ce serait encore plus facile que prévu. Il sortit de sa poche un lapin en chocolat qu'il avait prévu de poser à la place de la Marquise Céleste. Il en avait lesté au préalable le fond avec du plomb et celui-ci était orné d'un post-it noté "Je vous ai bien eus, hein ?". Il posa la main sur la statuette et savoura un instant sa douce tièdeur contre sa main nue. Son sourire s'élargit. Il plaça le lapin dans la bonne position au millimètre près et dégagea rapidement la Marquise. Il écarta les fibres de sa bourse et la jeta dedans.

Soudain, plus rapide qu'un boulet de canon, Satoshi s'abbatit sur lui. Dark bascula en arrière. L'arrière de son crâne heurta le dallage glacé. Il se releva et se frictionna l'arrière de la tête mais Hiwatari le replaua par terre. Le voleur se redressa brutalement et assenna à son agresseur un coup de poing dans la mâchoire. Les lunettes de Hiwatari volèrent à l'autre bout de la pièce et les deux jeunes hommes se relevèrent pour se livrer à un duel bassement humain. Chacun à leur tour expédiant dans le ventre, la tête ou l'entrejambe de leur adversaire des coups plus ou moins violents, les deux combattants se rapprochaient de l'autel. Dark plaqua Hiwatari contre la pierre de l'autel, prennant tout de même soin de ne pas déplacer son précieux lapin. Il attrappa le policier à la gorge et règla soigneusement son étreinte pour moduler à souhait le débit de sa carotide et sa jugulaire.

"Maintenant, Satoshi Hiwatari, c'est moi qui te tiens et qui peut jouer avec toi. Hum. Mais j'ai pas le coeur à m'amuser. Avec tous ces effrayants policiers dehors, tu comprends, on pourrait m'attrapper. Haha. Mais le seul truc qui pourrait me distraire... Pardon, qui va me distraire, c'est que tu me vois m'enfuir avec ça."

Le voleur porta la main à sa bourse et relâcha l'étreinte qu'il exerçait sur le cou de Hiwatari. Il affichait maintenant une expression horrifiée, à des kilomètres de l'air victorieux qu'il arborait quelques secondes auparavant. L'expression ravie siègeait maintenant sur le visage de Satoshi Hiwatari. Il écarta d'un geste du bras le voleur, pointa du doigt la statuette qui avait roulé quelques mètres plus loin dans la même direction que les lunettes et colla sur le front trempé de sueur du voleur son propre post-it.

Hiwatari plongea vers la statuette, et ses lunettes par la même occasion, pendant que Dark débarrassait son front de la piètre insigne que lui avait attribué l'autre jeune homme. Le voleur bondit à la suite du policier et lui atterit sur le dos, l'immobilisant ainsi à moins d'un mètre de ses lunettes. Il tenait la statuette dans une main.

Une petite silhouette sortit de l'ombre, les lunettes de Hiwatari à la main. Dark reconnut sans peine le visage de Risa Harada. Elle était très mignonne, dans son petit manteau, une jupe écossaise lui couvrant les jambes jusqu'aux genoux, des bottes fourrées jusqu'à la mi-mollet. Son béret s'était penché dans sa précipitation. Elle soufflait pour reprendre sa respiration et était rouge. Dark rougit à son tour et sentit Daisuke refaire surface. Toujours assis sur le dos de Hiwatari, Dark tenta de se contrôler.

*Dégage, Dark ! C'est Risa ! J'en ai marre ! C'est tout le temps toi qui la voit ! Barre-toi, disparaît ! J'veux la voir !*

'Arrête, Daisuke ! Merd*, tu sais bien ce qui va se passer si tu reviens maintenant ! On est assis sur Hiwatari je te rappelle ! Il risque légèrement de nous remarquer tu crois pas ? Puis, arrête, sous les yeux de Risa, tu crois quoi ? C'est la soeur de Rikku ! Arrête de merder tout le temps. Tu reviendra une fois à la maison mais là, non !'

*C'est mort, Dark ! Cette fois, je reviens !*

'Non, t'es fou ! Fais surtout pas ça ! Arrête de jouer tes ados rebelles c'est pas le moment !'

*Hé, Darkichou, les ados rebelles ils te disent merd* et ils reviennent alors arrête de jouer au schizo avec moi. J'ai un peu de pratique figure-toi. A force de devoir me plaquer dans les chiottes de piscine à cause de tes âneries "et que j'ai vu Rikku en maillot". J'en ai marre !!!*

'Daisukeeee, merd**** tu crois que ta mère serait fière si on arrivait pas à rapporter la Marquise ? Tu te sens capable d'assumer le vol sur tes épaules, de le réussir, de pas te faire choper par Hiwatari, que personne ne découvre l'identité de Dark, que tu arrive à revivre normalement ?'

*Je vis PAS normalement ! Je suis schizo, voleur, pervers et raconteur invétéré ! Qu'est-ce que tu oses insinuer sur la normalité de ma vie ?*

'Ok tu vis pas normalement, mais poursuivi par les flics, c'est pas le même genre de "non-normalité". C'est celle qui craint. Alors, merd*, laisse-moi gérer.'

*Grrrmbllm... J'ai pas le choix c'est ça ? De toute façon j'ai pas mon mot à dire ! Finalement ça a du bond d'être schizo, j'ai un glandu sur qui passer mes nerfs. Alors, tu te casses de la fonction "tête", tu finis ton vol et tu me rends mon corps, merd* !*

'Keep cool, little boy. C'est comme si c'était fait.'

*Heu, une petite chose, juste. [blanc]... Tu, tu me raconteras comment elle était, Risa ?...*

'[Super méga hurlement de rire mental] No problem ! Pour une réclam aussi marrante, j'vais me transformer en super-conteur ! Chacun son double schizophrène !'

Dark attrappa les lunettes dans la main de Risa et sentit son coeur qui recommençait à s'emballer lorsqu'il l'effleura. Il arriva sans peine à contrôler l'esprit de Daisuke et eut un sourire et se remémorant sa demande. Puis, il agita les lunettes sous le nez de Hiwatari en chantonnant d'un air moqueur :

"La statuetteuh contre les lunetteuhs ! La statuetteuh contre les lunetteuhs ! La statuetteuh contre les lunetteuhs !"

Risa leva l'index et essaya de parler, mais sa voix cassée par l'émotion n'arrivait pas à surpasser celle, forte et claire, de Dark qui chantait.
Satoshi donna une claque derrière le crâne de Dark qui cessa immédiatement sa lithanie stupide, l'air surpris.

"Hé, Dark. Malotru Y'a la jeune fille qui voudrait parler.

- Oups, pardon Risa. Je t'écoute. Ah, un instant. Pardon encore."

Dark asséna une claque sèche derrière le crâne de Hiwatari qui parut étonné aussi puis qui fulmina en entendant Dark répondre à Risa :

"Bon, maintenant je t'écoute.

- Euh, c'est à dire que... Il serait plus logique que Hiwatari ait les lunettes et Dark la Marquise Céleste, non ?

- Très juste. commenta Dark en chaussant le nez de Satoshi de ses lunettes et en saisissant la statuette au passage. Voilà, nous avons rétabli l'ordre logique des choses. D'autres suggestions aussi perspicaces, Risa ?

- Euh, non monsieur Dark..."

La jeune fille rougit comme une tomate.

Dark lui adressa un sourire franc, replaça la statuette dans sa bourse et se leva du dos de Hiwatari qui se tourna sur le dos et respira comme un boeuf. Il était lui aussi rouge et avait le souffle coupé. Il se rassit juste à temps pour voir Dark se saisir de la corde qui pendait devant l'autel de la Marquise. Il se releva d'un bond et courut vers le voleur qui entammait sa montée, sans se préoccuper de la jeune fille qui, raide comme un piquet, marmonnait furieusement la même phrase depuis 25 secondes.

"Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom. Ilconnaîtmonprénom."

Hiwatari rattrappa le bas de la jambe de pantalon de Dark, incapable de saisir autre chose vu la hauteur du voleur. Il tira d'un coup sec, tentant le tout pour le tout. La moitié du pantalon du voleur tomba sur le policier. Mais, selon une formule physique des plus simplistes, il est évident que s'il manque plus d'une moitié verticalement à un pantalon, tout tombe. C'est ainsi que Dark, le voleur fantôme acheva son casse en caleçon.

Hiwatari, ensevelli sous le pantalon de cuir de Dark, vit arriver les forces de police de Saehara. Trop tard, comme d'habitude. Mais en se dégageant des loques de vetêments de voleur, il entendit un tintement caractéristique. Sûr de ne pas avoir rêver, il fouilla consciencieusement parmi les restes et vit, là, en haut, accroché au passant de ceinture du pantalon... La bourse ! La bourse dans laquelle Dark avait enfermé la précieuse Marquise.

HIwatari n'avait pas réussi à attrapper Dark, mais il avait réussi à l'empêcher de commettre son forfait. De plus, l'intervention des hommes de Saehara avait empêché le voleur de revenir chercher son dû : et pour cause, le brin de dignité qui anime chaque individu et qui le pousse à ne pas se présenter en tant que "Dark, le voleur fantôme qui descend en calbute récupérer l'objet de son vol qu'il s'est fait chourré par le jeunot de la police qui a déchiré son froc pour la justice".


Dark finit de se hisser le long de la corde, la mine détruite. En caleçon. En caleçon devant Risa. Et devant Hiwatari. Quelle honte ! Il sentait également Daisuke à l'intérieur de lui qui fulminait, et chaque fois qu'il tapait du pied par terre, la tête de Dark était secouée de migraines.

'Hey, merd*, ça va ! J'ai pas voulu me retrouver dans cette situation ! Il se trouve que c'est franchement plus humiliant pour moi que pour toi !'

*Evidemment ! Mais il n'empêche ! Tu as vu Risa ? Elle devait être mortelement choquée ! Tu es un monstre ! Puis quel plan naze ! Chais pas si t'as remarqué mais la Marquise est entre leurs mains ! Le célèbre Dark a foiré son vol ! Ah bravo, jte jure !*

'Vois le bon côté des choses, Daisuke ! dit le voleur en redescendant du toit et en s'enfuyant dans les fourrés. Tu vas pouvoir reprendre ton corps plus vite !'

Daisuke voulut protester mais trop tard, c'était lui, en caleçon qui était à quatre pattes dans un buisson. Et c'était lui qui devait rentrer chez lui pour supporter les railleries de sa famille, et surtout les jurons intercallés d'indications pour les fois futures de sa mère. Il soupira et se résigna. Et merd*, ça tombait encore sur lui. Dark pouvait avoir le beau rôle, voir et séduire Risa et rentrer sagement se planquer au moment des brimades, mais lui non. Quel ordure ce Dark ! Ses défenses mentales (et par extension ses attaques) étaient beaucoup plus puissantes que les siennes, ainsi, il le manipulait comme il voulait. La preuve, tout à l'heure. Daisuke avait beau vouloir plus que tout voir Risa, Dark l'avait rembarré et humilié en l'obligeant à lui demandé un récit détaillé.

Mais c'était fini... Dark n'allait plus avoir le dessus. Et tout le monde allait se souvenir de ce jour comme de celui de "La vengeance de Daisuke Niwa". Hum. Ok, à ce moment, le petit collègien avait plus de fureur que de réelles abitions mais il lui fallait absolument trouvé comment :

1° Rabattre seul le caquet de Dark et toute sa famille
2° Augmenter son mental pour qu'il surpasse celui de Dark

Et pour réussir dans ces douloureuses missions, il fallait malheureusement toujours passer par la case, "maison"...
Daisuke marcha dans les rues désertés, amorçant parfois une vague course en entendant des voix, jusqu'à la porte de sa maison.
Il posa la main sur la poignée et commença à pousser la porte.

"Daisuke ?"
# Posté le dimanche 10 septembre 2006 06:36

FaNfIc DnAnGeL -préface-

La silhouette noire du voleur passait totalement inaperçu entre les maigres cyprès qui se découpaient dans la nuit. L'allée qu'ils formaient jusqu'à l'entrée du mausolée était pleine à craquer. Autant de journaliste, de policiers et de simples curieux venus surprendre Dark, le célèbre "voleur fantôme". Répondant par la présente à son annonce, les gens se pressaient. Le commissaire Saehara se pressait inutilement aux côtés du jeune premier Hiwatari Satoshi en commentant tout aussi inutilement l'architecture du mausolée.
Le jeune homme, sans prêter attention aux divaguations du policier, faisait glisser son regard entre les haies d'arbres.

Il se remit une mèche de cheveux derrière l'oreille, remonta sa cravate et gravit les 30 marches du mausolée.

Le silence qui règnait dans la salle était des plus pesants. Hiwatari hocha la tête et sourit dans l'obscrité. Ca faisait un moment qu'il avait remarqué la mince silhouette de Dark, tout encapuchonné, qui rampait derrière les cyprès. Le voleur, lui, ne semblait pas avoir remarqué sa présence. Ainsi, il bénéficiait d'un avantage sur lui. Un avantage considérable. Il fit quelques pas dans la pièce et releva les yeux. Trois escaliers. Les trois escaliers qu'il étudiait depuis le matin. Depuis l'arrivée au commissariat de l'annonce du forfait.

Hiwatari grimpa par l'escalier de droite. Logiquement, Dark rentrera soit par le vitrail du toit, soit par l'escalier de gauche. Ainsi, il n'aurait aucun mal à le coincer devant l'autel. Il s'avança silencieusement et se glissa auprès de l'oeuvre. La Marquise Céleste. Dark menaçait la Marquise Céleste.

La Marquise était une statuette de maître venue droit de l'Italie du XIII' siècle. Entièrement en porcelaine veritable, ornée de véritables dorures et de pierreries, la figurine atteignait une valeur inestimable.

Hiwatari retint son souffle. Un craquement résonna dans le mausolée vide, suivit du frottement caractéristique du tissu contre la pierre. Puis plus aucun bruit. Rien ne s'avança vers l'autel. Les rayons de la Lune, seuls, filtrés par le vitrail du plafond, brisaient la monotonie du paysage ambiant. La chaleur devenait chaque seconde plus éttouffante, le mercure augmentant avec la pression. Satoshi tira sur sa cravate et desserra le noeud en un clin d'oeil. Il s'essuya le front et retint sa respiration. Soudain, il la vit. Il vit la silhouette mince courir vers le centre de la pièce. Hiwatari se leva d'un bond et se plaça entre le coureur et la Marquise. Le coureur amorça un freinage et le rata. Il dérapa et valdingua à l'autre bout de la pièce, entraînant Hiwatari avec lui. Celui-ci secoua la tête et remit ses lunettes en place. Avec la faible lueur nocturne, il aperçut le visage de Risa Harada à quelques centimètres du sien.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 10 septembre 2006 06:35

MoRt De RiRe, LeS 2 mInUtEs Du PeUpLe VeRsIoN nArUtO

lien pour le voir en grand : ici même
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 09 septembre 2006 17:47

FaNfIc -chapire IV-

FaNfIc -chapire IV-
Nouveauté ! Ma fic a un nom définitif : 1001 façons de séduire et se faire séduire ! Elle est disponible sur fanfiction.net, ainsi que d'autres fics que je mettrai peut-être sur mon blog... Qui vivra verra !


Le visage d'Andria se crispa en une expression horrifée. Elle sentait le regard bleu vif de Dumbledore la perforer de part en part. Ainsi, c'était Remus... Lupin ! Ses jambes se dérobaient sous son poids et elle était incapable de bouger.

A côté d'elle, Sirius scrutait le regard du professeur avec une expression concentré, comme s'il voulait à tout prix démasquer le grossier mensonge de son interlocuteur. Cependant, une goutte de sueur sur son front trahissait toute l'inquiètude qui ruissellait sur lui.
James avait les yeux vides et soutenait le regard de glace du professeur Dumbledore avec une facilité déconcertante. Il ne cillait point et ses yeux n'exprimaient aucune émotion particulère. Il s'était vidé de son âme en un instant. Il entrouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, resta comme ça quelques instants puis la referma, les yeux toujours aussi inexpressifs.

Dumbledore faisait passer son regard sur chacun des petits visages livides tournés vers lui. Dans ses rides s'inscrivait le remord. Il regrettait profondément d'avoir dû leur annoncer la nouvelle de cette manière indélicate. Le regard aveugle de James le déstabilisa un peu mais il se râcla la gorge, cassant ainsi le silence pesant qui rendait l'atmosphère de la petite pièce exiguë presque irrespirable.

" Hum..."

Il jetta un coup d'oeil nerveux à Lucius, toujours tuméfié et toujours découvert. Il se râcla à nouveau la gorge et regarda à nouveau les adolescents.

" Lucius doit être transféré à Sainte-Mangouste d'ici un quart d'heure. Je partirai avec lui et veillerai sur eux deux là-bas. Vous êtes priés de ne rien ébruiter de cette affaire dans les couloirs et de conserver les uns comme les autres la plus grande discrétion."

Andria et Sirius hochèrent la tête en conservant une expression plus qu'inquiète et James ne cligna même pas des yeux. Il fixait toujours Dumbledore avec la même expression figée, impregnée de profonde douleur. Il déglutit et rabaissa ses lourdes paupières sur ses yeux exorbités et rougis. Là, il parut ne plus avoir assez d'énergie pour les relever.

Dumbledore hocha à son tour la tête d'un air bienveillant et compatissant et tourna son regard sur Andria et Sirius.

"S'il vous plait, pourriez-vous nous laisser un instant monsieur Potter et moi-même ? Je crois que ce jeune homme et moi avons besoin de nous concerter un instant... Je vous ferez rappeller par Pom Pom quand vous pourrez revenir. Restez dans les environs de l'infirmerie. Et n'oubliez pas : je ne veux pas de bruits qui courent."

Il clôtura sa mise en garde par un regard sec et intransigeant. Andria, suivi de peu par un Sirius à l'air pâle et fatigué, franchit la petite porte et se retrouva dans la grande pièce clinquante et lumineuse de l'infirmerie que tout le monde connaissait. Cette soudaine arrivée de lumière leur blessa les yeux et ils s'arrêtèrent un instant de marcher pour les frotter. Les aboiements de madame Pomfresh après un élève qui visiblement, refusait de se soigner les décidèrent à quitter la pièce, de peur que le terrible courroux de l'infirmière ne se retourne contre eux.

Sirius referma la porte à battants en bois brillant derrière lui et se retourna vers Andria.

" Arrête, je suis sûr que Remus n'aurait jamais attaqué Malefoy ! Y'a un problème, ça n'a aucun sens ! T'es d'accord avec moi, non ?"

La Serpentarde ne hocha même pas la tête. Elle affichait toujours un air désintéressé et maussade. Une seule chose l'importait : que James sorte vite de l'infirmerie et lui explique un peu, éclaircisse la bouillabaisse qui lui noyait les neurones.
Malgré tout, elle fit l'effort incroyable de tourner la tête vers le Maraudeur et de lui adresser un long regard implorant.

Plutôt rustre dans ce genre de situation, Sirius tapa sur l'épaule de la jeune fille et bredouilla :

" T'inquiète donc pas, il va bien Mal au foie ! On lui a déjà tapé dessus pire que ça, c'est un dur !"

Les épaules d'Andria se soulevèrent en un sanglot. Pris d'un élan d'inspiration, le jeune homme la pris dans ses bras et la laissa pleurer sur son épaule.

Il commença à passer maladroitement sa main dans les cheveux blonds platine de la jeune fille qui hoqueta. Elle se laissa aller complètement contre lui et mouilla de larmes la chemise du garçon.

Mais tout en faisant dégouliner son mascara sur l'uniforme de Sirius, Andria pensait. Son cerveau tournait à plein régime. Elle voulait absolument savoir pourquoi Lucius était dans cet état. Pourquoi ses plaies ne semblaient pas pouvoir cicatriser. Et surtout pourquoi on avait transférer Remus plus en urgence que lui à Sainte Mangouste.

La porte de l'infirmerie s'ouvrit. Andria, pleine d'espoir, se releva brusquement. Mais ce n'était pas James. Cependant, l'infirmière emboîta le pas au première année de Poufsouffle qui sortait de la pièce et leur fit signe.

"Dumbledore veut que vous reveniez, tous les deux. Et ne faites pas de bruit j'ai des patients."

Andria et Sirius se rangèrent en silence derrière l'imposante infirmière, se contentant de hocher la tête en signe d'assentiment. En pénétrant dans la pièce pourtant si bien connue, leur regard se dirigea instinctivement vers la petite porte calfeutrée que pourtant ils n'avaient jamais vu avant. Tandis que leurs deux paires d'yeux scrutaient la porte en bois moisi, Dumbledore sortit du bureau de Madame Pomfresh.

« Les enfants, j'ai une bonne nouvelle. Lucius vient d'être transféré à Ste Mangouste. Un médicomage que je connais personnellement l'a pris en charge. Oh, ajouta t-il en voyant les lueurs inquiètes qui remuaient dans les yeux de ses interlocuteurs, Monsieur Potter l'a accompagné. En tant qu'émissaire de Poudlard. Je n'ai pas pu, comme vous pouvez le constater, l'emmener par moi-même. »

Andria manqua de s'étrangler. James était parti pour Londres avec le semi-macchabé qu'était Lucius, seul ? Sans aucune escorte, ni aucune aide ? Sirius lui tapa dans le dos, croyant qu'elle s'étouffait vraiment.

« Hurrrh ! Non, professeur, vous plaisantez ? James n'a pas pu partir comme ça, seul !

-Vous connaissez mal Monsieur Potter, Miss Merton... murmura Dumbledore dans sa barbe.

-Pardon ?

-Je n'ai rien dit. Assura le directeur d'une voix de fausset.

-Donc, recommença la Serpentarde aussi obtus que tous ses prédécesseurs de la maison de Salazar, James n'est pas seul ? Et puis comment pourrait-il traverser toute la distance qui nous sépare de Ste Mangouste avec Lucius ? »

Dumbledore esquissa un sourire, imperceptible au milieu du fouillis de poils argentés qui tombait en une longue barbe le long de son menton proéminent. Il reprit sa petite tirade sans prêter plus de garde aux réflexions de la jeune fille.

« Le jeune Monsieur Potter ne reviendra pas au collège avant une bonne semaine. Nous comptons sur lui pour être un facteur supplémentaire du bon rétablissement de Monsieur Lupin. Ne vous inquiètez pas plus que ça pour lui, et ne faîtes pas de choses inconsidérées. termina t-il, le regard dur et la voix accusatrice. Vous pouvez retourner dans vos salles communes respectives. Au plaisir."

Le directeur adressa un sourire clair aux deux adolescents et exécuta un demi-tour en direction de son propre bureau.

Andria se tourna face à Sirius alors que Dumbledore s'éloignait.

"Arrête, t'es pas d'accord avec lui. Je le sais. Viens avec moi."

Elle posa son index sur les lèvres du garçon qui la suivit, l'air interdit, une excitation nouvelle naissant en lui. Il savait petinement ce que voulait faire la Serpentarde. Et effectivement il n'attendait que ça.

La nuit faisait glisser son noir manteau entre les tours du chateau, offrant ainsi à Andria et Sirius une quasi-totale liberté de mouvement. Celle-ci tira sur la manche de Sirius, pointa son doigt vers une petite porte sur laquelle il était écrit Matériel de rechange - Quidditch - Madame Bibine uniquement. Elle sortit sa baguette et s'avança encore un peu.

"Alohomora" murmura t-elle contre la serrure en agitant l'extrémité de sa baguette. Un petit jet d'étincelles vertes s'en échappa et la porte s'ouvrit sans plus de résistance.

Sirius ouvrit des yeux comme des soucoupes. Andria s'engouffra dans la petite pièce et en ressortit en un instant, sourire aux lèvres et un balai de course sous chaque bras. Le jeune homme rit en silence, impressioné par l'audace dont faisait preuve la Serpentarde. Il attrappa celui qu'elle lui tendait et se plaça à califourchon dessus.

"AH ! Zut ! Attends."

Il descendit de son balai et s'approcha de la jeune fille, déjà en position pour le décollage. Il secoua sa baguette au dessus d'elle et la tapota sur sa tête. Elle porta la main à son dos. L'étrange impression qu'on lui avait cassé un oeuf sur la tête avait toujours eu quelque chose de dérangeant, mais il est vrai que le sortilège de Désillusion est utile lorsque on voyage en balai volant dans Londres. Sirius se soumis lui-même au sortilège et donna une grande impulsion avec le plat du pied droit. Il monta comme une flèche jusqu'au niveau de la volière et tourna un peu en l'air. Il regoûtait aux sensations d'euphorie que lui procurait le simple fait de sentir le vent siffler à ses oreilles.
Andria volait avec agilité et grâce. Elle avait été refusé comme batteuse dans l'équipe de Serpentard car le capitaine Spencer Gordons jugeait les victoires impossibles avec une fille pour renvoyer des Cognards pleins d'aggressivité. Elle ne pouvait donc pas vraiment s'adonner au vol et ne possédait pas de balai. Elle descendit d'une quarantaine de mètres en piqué et remonta en chandelle, les pans de sa robe frottant contre la terre meuble.

Elle rejoignit Sirius et se plaça en vol stationnaire à ses côtés.

"Bon, maintenant, on y va !"

Elle pointa l'index vers l'endroit où, au loin, le ciel parraissait devenir orangé. Les lumières de la ville étaient les assassines du ciel. C'était pour ça que la jeune fille n'avait jamais vécu que à la campagne. Sa mère étant astrologue, la compagnie des étoiles lui était nécessaire. Néanmoins, elle avait pu apprendre les rudiments de l'orientation de nuit grâce à cette proximité avec les ampoules du ciel.

*Là-bas !* pensa t-elle en s'élançant vers le nuage.

Le vent glacé de la nuit lui cisailla rapidement les joues. Malgré son visage rouge et échauffé, elle ne voulait pas s'arrêter. La distance à parcourir est longue, et la nuit est courte. Elle décolla un instant ses yeux de son objectif pour voir si Sirius suivait.
Celui-ci la tâlonnait. Il prennait des pointes de vitesse halucinantes pour ensuite pouvoir parcourir une bonne dizaine de mètres, parfois plus, en se laissant seulement planer. Il écartait les bras et souriait béatement.
La jeune fille secoua la tête, l'air d'une mère riant des gentilles frasques de son garçon.

Elle prit soudainement une pointe de vitesse et attrappa un courant d'air favorable. En une seconde, elle bouchonnait le Maraudeur d'une grosse centaine de mètres. Elle continua sur sa lancée malgré l'arrêt du courant.
Sirius vit soudain Andria partir comme une flèche. *Courant favorable* pensa t-il. Il resserra les genoux autour du manche et se plia contre celui-ci. Il prit une accélération des plus rapides et dépassa Andria, sans manquer de lui adresser un pied-de-nez provocateur.

La petite course se prolongea jusqu'à la fin du trajet, sans escale et dans une bonne humeur ne laissant rien présager de la gravité de la mission initiale.
Les deux jeunes gens désillusionnés se posèrent dans une rue un brin miteuse et planquèrent leur balais derrière un container ébréché.
Andria avait été hôspitalisé à Ste Mangouste. Asmhe. Elle n'était pas sûre de pouvoir un jour pratiquer la magie. Toujours est-il qu'elle connaissait plutôt bien les bâtiments.
Elle s'approcha d'une vieille vitrine. Les mannequins à l'intérieur étianet mal habillés. Florilège de chemises mitées aux couleurs anisées et de shorts de touristes bariolés entrmelés de vieilles robes chatoyantes de grand-mère folk. De plus, la boutique semblait à l'abandon. Sirius la regarda faire de loin et la rejoingit lorsqu'elle lui en fit signe.

Andria attrappa la main du Maraudeur et tous deux passèrent de l'autre côté de la vitrine.

Ce ne fut pas au milieu des abominables mannequins qu'attérirent les deux adolescents, mais au milieu d'une foule hétéroclite composée tantôt d'agents de service, de médicomages, de patients, de visiteurs, de contrôleurs ou de curieux. D'étrages créatures chimériques traversaient aussi les couloirs clinquants du hall de l'hôpital. Sirius leva les yeux et regarda autour de lui. Andria, elle, s'avança jusqu'au bureau au dessus duquel était suspendue une pancarte indiquant "Renseignements" en grosses lettres rouillées. Au dessus encore était accroché un portrait. Le Mauraudeur essaya de déchiffrer le nom du modèle mais Andria le tira par la manche.

"Chambre Aloysius Peterson. Ils sont tous ensembles dans une seule chambre. Seuls. C'est une fleur que nous fait l'établissement mais on peut dormir avec eux si on veut. A condition de rester poli, bien élévé, et de ne pas compromettre le calme des autres patients."

Sirius se râcla la gorge. Il imaginait déjà ce qu'il aurait pu faire ici une fois en compagnie de son meilleur ami.

Le Gryffondor et la Serpentarde se figèrent devant la plaque de chambre indiquant la chambre "Aloysius Peterson". Il était écrit en dessous du nom de l'inconnu "Spécialiste de la lycanthropie". Mais c'est surtout l'état de délabrmeent de la plaque et de la porte qui freinèrent les deux adolescents. La poignée était cabossée et portait très nettement les empreintes d'une machoire surdimensionée. Il manquait des morceaux de la plaque et le bois de la porte était strié de griffures, de coups de croc et d'impact de sortilèges. L'endroit n'inspirait pas confiance. De plus, aucun son ne filtrait sous la porte, pas même le souffle régulier d'un dormeur, ou les chuchottis habituels des salles de jeunes. Il émanait de l'interstice, pour compléter le tableau, une odeur de moisi et de sang.

Andria et Sirius se regardèrent un instant avant qu'il ne se décide à poser la main sur la poignée. Il la tourna sans bruit et poussa la porte. La lumière était éteinte. La jeune fille chercha un interupteur à tâton. La vague de lumière qui illumina la pièce révéla un paysage innatendu aux deux adolescents. Un des lits semblait initialement équipé d'un rideau. La tringle était arrachée, les matelas et les oreillers étaient éventrés, les draps déchirés en lambeaux et la tapisserie lacérée. Mais le plus surprennant était les occupants.
Tout d'abord, au centre du tableau, un loup-garou ensanglanté branché à toutes sortes d'intraveineuses et de machines. Celui-ci était totalement ligoté, portait une muselière et d'autres équipements destinés à le contrôler aisément en cas de réveil.
Affalé contre lui sommairement, un blouson remonté contre lui en guise de drap, James. Celui-ci resemblait à un enfant agrippé à sa peluche préférée, refusant de la lâcher comme si on la menaçait de partir à la poubelle. Il était couvert d'estafilades et de sang coagulé mais ne semblait pas s'en préoccuper.

Andria chercha Lucius des yeux. Et elle le trouva sur une étagère, allongé sans aucun branchement, recouvert d'un cataplasme géant englobant son corps comme une armure et dégageant une odeur forte. Ils ne mirent pas longtmeps à comprendre d'où venait l'omniprésence de l'odeur champignonale dans la pièce.
Lucius ressemblait en tout point à un pharaon fraichement embaumé, du corps enrubanné jusqu'à l'odeur de mort omniprésente.

La Serpentarde s'approcha de son ami, l'air moins inquiet qu'à l'infirmerie. Ici, il était entre de bonnes mains. On ne lui aurait pas fait n'importe quoi... Non pas qu'Andria remette en cause les capacités à remettre un élève sur pied en moins de deux, mais elle doutait déjà plus de son talent à le faire sans douleur et sans pratiques... étranges.

Sirius contempla un moment l'étrange enchevêtrement du corps d'un loup-garou et d'un homme. Il se demandait pourquoi la transformation de Remus ne s'était pas passée comme d'habitude. Pourquoi n'avaient-ils pas pu le contrôler en se métamorphosant à leur tour. Pourquoi ils n'étaient pas tous dans la Cabane Hurlante en attendant gentiment que le Soleil se relève. Pourquoi il avait fallu que Lucius et Andria soient au courant de tout ça. Il se retourna vers la jeune fille qui fixait son ami, le nez pincé entre deux doigts. Il eut un sourire et s'aprocha de la fenêtre qu'il ouvrit grand. Aérer un peu serait un bon début pour l'évacuation de l'odeur pestilancielle qui régnait.

Il se pencha un peu par la fenêtre pour respirer l'air de Londres, qu'il ne connaissait que peu. Il fronça un peu les narines, son odorat surdéveloppé quelque peu agressé par les odeurs de poubelles stagnantes et d'urine. Il sentit une main sur son épaule et se retourna.

Andria carressait son épaule avec le pouce. Elle lui sourit.

"On en a fait des trucs hein ?" ria t-elle.

Sirius hocha la tête, souriant malgré sa surprise. Il se retourna par la fenêtre, avisant que ce serait moins dangereux. Il sentit la tête de la jeune fille se poser sur son épaule à son tour et se crispa. Il s'agrippa des deux mains au rebord de la fenêtre pour se retenir de la repousser.
Soudain, il ne put résister. Il se retourna brutalement et la prit par les épaules avec force.
La jeune fille soutint son regard, un sourire malsain sur le visage.

"Ecoute, Andria, t'es sympa, t'es jolie, mais je t'aime pas. Si je t'ai embrassé, c'était... sa voix se cassa. C'était pour gagner un pari."

Il ne pu soutenir le regard accusateur de la jeune fille et se replaca dans le cadre de la fenêtre.
La jeune fille replaça sa mamin sur son épaule et lui demanda d'une voix mielleuse :

"Et, on peut savoir avec qui tu parie ce genre de chose ?"

Sirius resta muet, les yeux rivés sur le container qui vomissait des épluchures sur le trottoir d'en-face.

Le pouce d'Andria continuait à s'activer dans le creux de l'épaule du jeune homme. Son coeur battait la chamade. Ouais, ils avaient traversé des trucs, mais pas à ce point. Malgré le fait qu'il soit déjà éperduement amoureux, il n'avait pu s'empêcher de trouver la Serpentarde à son goût. Elle était très belle, avait de l'humour et un culot à toute épreuve. La caresse de son doigt ne le laissait pas indifférent mais il tentait de concentrer son esprit sur le visage de sa belle. La sueur perlait sur son front. Il ne pouvait pas être infidèle, surtout pas là. C'était pas classe...

Andria s'appuya contre le rebord de la fenêtre pour voir son visage. En le voyant gêné et tremblant, elle eut un sourire méchant. Décidément, elle s'en sortait bien. Elle avait remarqué que James était en phase de se réveiller. Sa mère lui avait appris les phases de sommeil. En l'occurence, les yeux de James tournaient à grande vitesse sous ses paupières. Phase de mouvement occulaire intense. Il y avait la même lorsqu'on vient de s'endormir. Il fallait à tout prix que James soit jaloux.
Elle posa sa maimn sur le bras de Sirius qui se mit à trembler. Il se concentrait sur la poubelle autant que possible mais c'était très dur. Ses poils se hérissaient et ses doigts se crispaient.

Andria le regarda derrière ses cils. Il tourna un instant les yeux vers elle. Erreur. Elle l'attrappa par le cou et l'embrassa. Un long baiser de cinéma. Un long baiser de cinéma qui ne fut interompu que par l'exclamation de James Potter, assis sur un coussin, le visage figé dans une expression d'étonnement enfantine.
# Posté le samedi 09 septembre 2006 16:46
Modifié le mercredi 25 octobre 2006 18:58